Le 27 juillet 1986 est une date que les plus grands fans de Queen ne pourraient oublier. Ce jour-là, Freddie Mercury et son groupe se produisaient au stade Népstadion de Budapest pour « The Magic Tour ». 80.000 personnes sont dans les gradins. 45.000 autres assistent au concert depuis l’extérieur. Certains ont fait le voyage depuis la Russie et la Pologne. En pleine guerre froide.
Un concert historique
Avec cette performance, Queen devient le premier groupe de rock occidental majeur à donner un concert de cette ampleur dans un pays du bloc soviétique.
"Pendant des années, les fans derrière le Rideau de fer n’avaient pu écouter Queen que sur des cassettes illégales. Quand ils ont enfin pu nous voir en vrai, ça a été un moment émotionnel énorme. Pour eux comme pour nous. Il n’y aura jamais plus rien de tel", a raconté Brian May, le guitariste de Queen à l’époque.
Et un événement d’une telle ampleur, ça laisse des traces. 17 cameramen ont immortalisé ce qui est devenu le dernier concert filmé du groupe, en présence de son chanteur.
40 ans plus tard, les équipes de « Park Road Post Production » du réalisateur Peter Jackson sont venues à bout d’un travail d’orfèvre : recréer une version 4K des films d’époque et remixer le son.
"La qualité est à couper le souffle. En IMAX, ce sera définitivement l’expérience la plus réelle jamais vécue de Queen dans ses grandes années. », se réjouit Brian May.
Bientôt dans les salles
L’événement intitulé « Queen Budapest » sera diffusé en avant-première au Budapest Classics Film Marathon le 15 septembre ». Il le sera encore deux semaines plus tard à Londres. Enfin, le film sera disponible dans les salles de cinéma du monde entier, en IMAX, dès le 7 octobre.
On y entendra "We Will Rock You", “Under Pressure” ou encore "Radio Gaga"... Mais aussi un morceau appris pour l’occasion : "Tavaszi Szél Vizet Áraszt". A vos souhaits. En français, ça donne : « Le vent printanier fait monter les eaux ». Une chanson folklorique hongroise traditionnelle. "Freddie a essayé d’apprendre cette chanson. Mais il avait les paroles écrites phonétiquement au dos de sa main. Quand le public a commencé à chanter, on a réalisé : wow, la musique peut vraiment être une grande cause", raconte le batteur du groupe, Roger Taylor.